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	<title>La Motivation</title>
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		<title>Neurosciences motivationnelles de la r&#233;compense et au-del&#224;.</title>
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		<dc:creator>fabien</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; de la conf&#233;rence qui s'est tenue le 12 mai 2022 dans le cadre du Laboratoire Interdisciplinaire en Neurosciences, Physiologie et Psychologie : Apprentissages, Activit&#233; Physique, Sant&#233; (LINP2) : &lt;br class='autobr' /&gt;
Le concept de motivation est utilis&#233; depuis le milieu du 20&#232;me si&#232;cle dans la recherche mais a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233; d&#232;s les premiers &#233;crits scientifiques en psychologie et neurobiologie sous d'autres formes. Avant que ce concept unifie diff&#233;rentes approches au cours du 20&#232;me si&#232;cle, les recherches en neurosciences (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?rubrique40" rel="directory"&gt;Conf&#233;rences&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; de la conf&#233;rence qui s'est tenue le 12 mai 2022 dans le cadre du Laboratoire Interdisciplinaire en Neurosciences, Physiologie et Psychologie : Apprentissages, Activit&#233; Physique, Sant&#233; (LINP2) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept de motivation est utilis&#233; depuis le milieu du 20&#232;me si&#232;cle dans la recherche mais a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233; d&#232;s les premiers &#233;crits scientifiques en psychologie et neurobiologie sous d'autres formes. Avant que ce concept unifie diff&#233;rentes approches au cours du 20&#232;me si&#232;cle, les recherches en neurosciences ont d&#232;s leurs premi&#232;res &#233;tudes sur cette question, fait r&#233;f&#233;rence &#224; la notion de r&#233;compense pour aborder le ph&#233;nom&#232;ne motivationnel dans son ensemble et aboutir actuellement &#224; l'&#233;mergence des neurosciences motivationnelles. L'objectif de cette conf&#233;rence sera de pr&#233;senter le fonctionnement neuronale de la motivation dans un premier temps afin de comprendre l'importance que rev&#234;t la notion de r&#233;compense pour aborder le passage d'une &#233;tude du fonctionnement de la motivation animale &#224; celui de la motivation humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lesmotivations.net/motivation/conference_cours_2.mp4&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Cliquez ici pour acc&#233;der &#224; la conf&#233;rence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fl&#226;nerie sociale</title>
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		<dc:subject>R&#233;sultat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;couverte de la fl&#226;nerie sociale est le fait d'un ing&#233;nieur agronome fran&#231;ais, Max Ringelmann (1913). En tant qu'ing&#233;nieur, les recherches de Ringelmann &#233;taient assez &#233;loign&#233;es de celles des psychologues de son &#233;poque. Son principal objet de pr&#233;occupation consistait &#224; d&#233;terminer la relative efficience du travail que pouvait fournir des chevaux, b&#339;ufs, hommes et les diff&#233;rentes machines agricoles. Dans le cadre de ses recherches, Ringelmann (1913) s'est focalis&#233; sur la performance maximum qu'il est (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?rubrique16" rel="directory"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot33" rel="tag"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;couverte de la fl&#226;nerie sociale est le fait d'un ing&#233;nieur agronome fran&#231;ais, Max Ringelmann (1913). En tant qu'ing&#233;nieur, les recherches de Ringelmann &#233;taient assez &#233;loign&#233;es de celles des psychologues de son &#233;poque. Son principal objet de pr&#233;occupation consistait &#224; d&#233;terminer la relative efficience du travail que pouvait fournir des chevaux, b&#339;ufs, hommes et les diff&#233;rentes machines agricoles. Dans le cadre de ses recherches, Ringelmann (1913) s'est focalis&#233; sur la performance maximum qu'il est possible d'obtenir des travailleurs lorsqu'ils tirent ou poussent une charge horizontalement. Ce n'est que dans un second temps qu'il s'est int&#233;ress&#233; &#224; la performance de l'individu seul ou en groupe dans ce m&#234;me cadre m&#233;thodologique. Les diff&#233;rentes observations de Ringelmann (1913) sur le tirage &#224; la corde lui ont permis de mettre en &#233;vidence que si la force totale est &#233;videmment sup&#233;rieure en groupe, il n'en va pas de m&#234;me lorsqu'elle est rapport&#233;e &#224; celle que fournit l'individu en moyenne. Autrement dit, la force moyenne d&#233;ploy&#233;e par l'individu est inf&#233;rieure lorsqu'il est en groupe. Pour Ringelmann (1913), cette diminution peut s'interpr&#233;ter comme un probl&#232;me de coordination entre les membres du groupe lorsqu'il s'agit de fournir l'effort maximum. Par la suite, lorsque les psychologues se sont empar&#233;s de ces r&#233;sultats, &#224; la lumi&#232;re d'autres &#233;tudes, ils ont estim&#233; qu'il s'agissait avant tout d'une diminution de la motivation (cf. Karau &amp; Williams, 2001, pour une revue). Depuis, le ph&#233;nom&#232;ne issu des &#233;tudes de Ringelmann sur les moteurs anim&#233;s et inanim&#233;s est plus connu sous le nom de &#171; fl&#226;nerie sociale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de la fl&#226;nerie peuvent para&#238;tre contradictoires avec ceux de la facilitation sociale car dans les deux cas il s'agit d'un impact motivationnel du groupe sur les performances individuelles. La contradiction vient du fait que ces r&#233;sultats sont l'exact oppos&#233; l'un de l'autre. Pour comprendre d'o&#249; vient cette diff&#233;rence, il est n&#233;cessaire de comprendre comment se d&#233;roule une exp&#233;rience mettant en &#233;vidence la fl&#226;nerie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;tude de Latan&#233; et al. (1979), des &#233;tudiants rendus aveugles et sourds doivent crier le plus fort possible &#224; la fois dans un groupe r&#233;el et dans un pseudo groupe. Dans la condition de pseudo groupe l'&#233;tudiant, seul dans une pi&#232;ce, a l'impression qu'il crie au milieu d'un groupe compos&#233; d'autres &#233;tudiants. Les r&#233;sultats de l'&#233;tude montrent une d&#233;croissance des performances dans les deux conditions, ce qui implique que la diminution de performance est bien due &#224; la d&#233;motivation et non &#224; la coordination. Par la suite, la fl&#226;nerie sociale a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e au travers de nombreuses &#233;tudes qui ont montr&#233; sa g&#233;n&#233;ralisation &#224; diff&#233;rents types d'activit&#233;s. Comme nous pouvons le constater dans cette exp&#233;rience, la diff&#233;rence entre la fl&#226;nerie et la facilitation sociale porte sur la r&#233;alisation d'une performance collective dans le premier cas, lorsque l'individu est en groupe. Dans le cadre de la facilitation sociale, m&#234;me quand l'individu est en groupe, sa performance reste individuelle (comme c'est le cas pour le v&#233;lo par exemple qui &#224; ce niveau diff&#232;re totalement du tirage &#224; la corde).&lt;br class='autobr' /&gt;
La fl&#226;nerie sociale a donn&#233; lieu &#224; de nombreuses interpr&#233;tations th&#233;oriques. Nous allons nous appuyer ici de la revue de questions effectu&#233;e par Karau &amp; Williams (2001) &#224; propos du mod&#232;le de l'effort collectif pour rendre compte des principales th&#233;orisations sur la fl&#226;nerie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la th&#233;orie de l'impact social (Latan&#233;, 1981), chaque individu est vu comme une source ou une cible de l'influence sociale. Dans le cadre d'un travail collectif, lorsque la source d'influence externe - tel qu'un exp&#233;rimentateur ou un cadre - fait une demande, celle-ci se diffuse entre toutes les cibles, ce qui entra&#238;ne une r&#233;duction de l'impact social qui a, comme contre coup, une diminution de l'effort. La division de l'influence sociale est fonction de la force de la source, du d&#233;lai d'application et du nombre de sources et de cibles pr&#233;sentes. La th&#233;orie du niveau d'activation reprend celle qui a &#233;t&#233; avanc&#233;e pr&#233;c&#233;demment au niveau de la facilitation sociale. Nous avons pu voir que pour certains, la facilitation sociale peut s'expliquer par la pr&#233;sence d'un drive secondaire. Ce dernier a pour effet de renforcer la r&#233;ponse dominante, d'o&#249; une augmentation des performances sur des activit&#233;s simples et une diminution sur des activit&#233;s complexes. Jackson &amp; Williams (1985) reprennent cette id&#233;e, mais ils estiment que la pr&#233;sence d'autres individus cibles aura pour effet une diminution &#233;nerg&#233;tique du drive. Cette th&#233;orie s'appuie sur les &#233;tudes qui ont montr&#233; que sur des activit&#233;s simples, les individus ont de meilleures performances lorsqu'ils travaillent en co-action plut&#244;t qu'en coop&#233;ration alors que les r&#233;sultats sont inverses sur les activit&#233;s complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la th&#233;orie du potentiel d'&#233;valuation (Williams, Harkins, &amp; Latan&#233;, 1981), la fl&#226;nerie sociale est due &#224; l'impossibilit&#233; d'&#233;valuer correctement la contribution de chaque individu &#224; la performance collective. Les bonnes ou mauvaises performances individuelles sont noy&#233;es dans la masse, il est donc impossible pour l'individu &#224; la fois d'&#234;tre bl&#226;m&#233; mais aussi f&#233;licit&#233; pour ses performances. Diff&#233;rentes recherches ont ainsi pu montrer que lorsque chaque individu d'un groupe peut &#233;valuer la contribution des autres (y compris la sienne) &#224; la performance collective, alors l'effet de la fl&#226;nerie sociale dispara&#238;t totalement. Ces recherches ont ainsi pu mettre en &#233;vidence la pr&#233;sence de deux crit&#232;res indispensables. D'une part, les r&#233;sultats de chaque participant doivent &#234;tre facilement, non seulement connus, mais aussi identifiables. D'autre part, il doit exister une norme &#224; laquelle peuvent &#234;tre compar&#233;s ces m&#234;mes r&#233;sultats.&lt;br class='autobr' /&gt;
La th&#233;orie de l'&#171; effort accessoire &#187; suppose que les individus font moins d'effort car ils estiment que leurs performances ne sont pas indispensables &#224; la r&#233;ussite du groupe. Kerr (1983) a utilis&#233; une activit&#233; &#224; effet de seuil. Dans cette t&#226;che, &#224; partir d'un certain point, si un seul individu r&#233;ussit alors l'ensemble du groupe r&#233;ussit. Les r&#233;sultats montrent que les individus r&#233;duisent leur effort collectif m&#234;me si les r&#233;sultats personnels de chaque individu sont connus de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie de l'auto-efficacit&#233; de Bandura a &#233;galement &#233;t&#233; utilis&#233;e pour expliquer la fl&#226;nerie sociale. Dans ce cadre th&#233;orique, les individus vont r&#233;duire leurs efforts lorsqu'ils ont une faible perception de comp&#233;tence et surtout lorsque leurs performances vont &#234;tre &#233;valu&#233;es. Cette conception est en phase avec les &#233;tudes sur l'auto-efficacit&#233; collective (Bandura, 2003). Il est &#224; noter que Bandura (2003) fait une diff&#233;rence entre les activit&#233;s collectives qui supposent une forte interd&#233;pendance entre les membres de celles qui ne le n&#233;cessitent pas. Dans le premier cas, la r&#233;ussite du groupe repose sur une auto-efficacit&#233; collective alors que dans le deuxi&#232;me elle repose sur l'auto-efficacit&#233; personnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie de Karau &amp; Williams (2001), sur le mod&#232;le de l'effort collectif est particuli&#232;re, car elle cherche &#224; int&#233;grer en une seule conception l'ensemble des r&#233;sultats pr&#233;c&#233;dents. Ce mod&#232;le s'appuie tr&#232;s largement sur les th&#233;ories de l'expectation-valeur et notamment sur la th&#233;orie motivationnelle de Vroom (1964). Pour la th&#233;orie de l'effort collectif, la variation de l'effort individuel, sur une t&#226;che collective, d&#233;pend de l'instrumentalit&#233; de l'effort pour parvenir &#224; des performances donnant acc&#232;s &#224; des r&#233;sultats empreints d'une forte valeur individuelle (&lt;a href='http://lesmotivations.net/spip.php?rubrique11' class='spip_in'&gt;cliquez ici pour une explication d&#233;taill&#233;e de l'instrumentalit&#233;, de l'expectation et de la valence&lt;/a&gt;). L'instrumentalit&#233; varie en fonction de trois facteurs :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; la perception d'une relation entre la performance individuelle et la performance du groupe ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la perception d'une relation entre les performances du groupe et les r&#233;sultats du groupe ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la perception d'une relation entre les r&#233;sultats du groupe et les r&#233;sultats de l'individu.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Si l'individu ne per&#231;oit pas de lien dans une ou plus des trois relations pr&#233;c&#233;dentes, alors il va diminuer son effort en situation collective ; comme le pr&#233;voit la th&#233;orie de la fl&#226;nerie sociale. De plus, cette th&#233;orie estime &#233;galement que les effets d&#233;motivants de la fl&#226;nerie sociale peuvent &#234;tre amoindris quand les individus :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; estiment que leurs performances collectives peuvent &#234;tre &#233;valu&#233;es par eux-m&#234;mes, leurs coll&#232;gues, ou un responsable ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; travaillent dans un petit groupe plut&#244;t que dans un grand groupe ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; per&#231;oivent que leur contribution &#224; la performance collective est unique plus que redondante avec celles des autres membres du groupe ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ont la possibilit&#233; de comparer la performance de leur groupe &#224; des normes clairement &#233;tablies ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; travaillent sur des activit&#233;s qui ont un sens, une forte valeur intrins&#232;que et dans lesquelles ils se sentent totalement impliqu&#233;s ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; travaillent avec des individus qui m&#233;ritent leur respect, qui leur font vivre une v&#233;ritable identit&#233; de groupe ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; s'attendent &#224; ce que leurs coll&#232;gues aient de faibles performances ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; per&#231;oivent les r&#233;sultats collectifs comme quelque chose d'important et d'une grande valeur ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; maintiennent un niveau &#233;lev&#233; d'auto-efficacit&#233; &#224; la fois personnelle et collective.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le de l'effort collectif postule que l'ensemble des facteurs pr&#233;c&#233;dents peut affecter la valence des r&#233;sultats, ainsi que la relation entre ces derniers et les attentes de l'individu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://lesmotivations.net/spip.php?article35' class='spip_in'&gt;Repr&#233;sentation int&#233;gr&#233;e de la fl&#226;nerie sociale (Ringelmann, 1913)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_125 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://lesmotivations.net/IMG/jpg/RS_Ringelmann.jpg?1300145716' width='500' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Facilitation sociale</title>
		<link>http://lesmotivations.net/spip.php?article133</link>
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		<dc:subject>R&#233;sultat</dc:subject>

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&lt;p&gt;En 1897, Triplett observe que des coureurs &#224; v&#233;lo vont plus vite lorsqu'ils courent ensemble que lorsqu'ils sont seuls. Pour v&#233;rifier cette observation, il fait une &#233;tude o&#249; il compare la performance des m&#234;mes sujets lorsqu'ils sont seuls contre la montre, &#224; celle qu'ils obtiennent quand ils sont oppos&#233;s &#224; un autre coureur. Les r&#233;sultats montrent que le coureur va plus vite quand il est confront&#233; &#224; un autre individu. L'une des d&#233;finitions les plus cit&#233;es pour caract&#233;riser la facilitation sociale, celle (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot33" rel="tag"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1897, Triplett observe que des coureurs &#224; v&#233;lo vont plus vite lorsqu'ils courent ensemble que lorsqu'ils sont seuls. Pour v&#233;rifier cette observation, il fait une &#233;tude o&#249; il compare la performance des m&#234;mes sujets lorsqu'ils sont seuls contre la montre, &#224; celle qu'ils obtiennent quand ils sont oppos&#233;s &#224; un autre coureur. Les r&#233;sultats montrent que le coureur va plus vite quand il est confront&#233; &#224; un autre individu.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'une des d&#233;finitions les plus cit&#233;es pour caract&#233;riser la facilitation sociale, celle d'Allport (1924), estime qu'elle d&#233;crit une augmentation de la r&#233;ponse simplement en voyant ou en entendant les autres faire le m&#234;me mouvement. Les &#233;tudes dans ce domaine ne se sont pas limit&#233;es &#224; l'homme puisque de tr&#232;s nombreuses observations ont &#233;t&#233; faites chez l'animal. Par exemple, l'une de ces &#233;tudes a montr&#233; que les poulets mangent plus lorsqu'ils sont en groupe que lorsqu'ils sont seuls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diff&#233;rents paradigmes ont &#233;t&#233; utilis&#233;s pour &#233;tudier la facilitation sociale. Le paradigme de l'&#171; audience &#187; fait r&#233;f&#233;rence aux &#233;tudes qui ont utilis&#233; des spectateurs passifs. Dans le paradigme de la &#171; coaction &#187;, deux individus font en pr&#233;sence l'un de l'autre la m&#234;me activit&#233; comme dans l'&#233;tude de Triplett. Enfin, dans le paradigme &#171; interactif &#187;, les individus sont &#233;galement ensemble mais au lieu de pratiquer l'activit&#233; ind&#233;pendamment, ils travaillent de concert. Cette richesse paradigmatique s'explique en partie par la pr&#233;sence de r&#233;sultats contradictoires. La pr&#233;sence d'autrui ne produisant pas, dans certaines situations exp&#233;rimentales, l'augmentation escompt&#233;e des performances (Zajonc, 1965). De m&#234;me, il existe diff&#233;rentes th&#233;ories pour expliquer la facilitation sociale. La th&#233;orie que propose Zajonc (1965) a l'avantage de fournir une explication simple des r&#233;sultats contradictoires. Cette th&#233;orie d'inspiration b&#233;havioriste postule que la pr&#233;sence d'autrui g&#233;n&#232;re un drive. Pour Zajonc, la facilitation sociale provoque un surinvestissement &#233;nerg&#233;tique de la r&#233;ponse dominante. Lorsqu'un individu fait une activit&#233; en groupe, le drive va apporter une &#233;nergie suppl&#233;mentaire au stimulus le plus fr&#233;quent. Si c'est la r&#233;ponse appropri&#233;e qui est la r&#233;ponse dominante, alors, la pr&#233;sence d'autrui a pour effet d'augmenter les performances. Dans le cas inverse, les performances chutent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de Cottrell &amp; al. (1968) permet d'illustrer la th&#233;orie de Zajonc (1965) &#224; l'aide d'un paradigme de type mn&#233;monique. Les auteurs ont pr&#233;sent&#233; des logatomes avec un taux de r&#233;p&#233;tition diff&#233;rent pour chacun d'entre eux (de 1 &#224; 25 r&#233;p&#233;titions). Apr&#232;s la pr&#233;sentation du mat&#233;riel, les sujets devaient effectuer une t&#226;che de reconnaissances (les logatomes cibles sont pr&#233;sent&#233;s avec des distracteurs). Les sujets sont test&#233;s seuls (condition &#171; seul &#187;), en pr&#233;sence de deux autres personnes (condition &#171; audience &#187;) et en pr&#233;sence de deux personnes avec les yeux band&#233;s (condition &#171; audience aveugle &#187;). Les r&#233;sultats montrent que les sujets dans la condition &#171; audience &#187; font plus d'erreurs sur les logatomes les plus fr&#233;quents par rapport &#224; la condition &#171; seul &#187;. En revanche, les sujets de la condition &#171; audience &#187; font moins d'erreurs sur les logatomes les moins fr&#233;quents. Enfin, les sujets dans la condition &#171; audience aveugle &#187; ont des r&#233;sultats comparables &#224; ceux dans la condition &#171; seul &#187;. Les r&#233;sultats dans la condition aveugle font dire &#224; Cottrell &amp; al. (1968) que contrairement &#224; Zajonc (1965), il ne s'agit pas d'un drive primaire mais d'un drive secondaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, la facilitation sociale a donn&#233; de multiples th&#233;orisations (Bond, 1982 ; Baron &amp; al., 1978). Actuellement elle semble b&#233;n&#233;ficier d'un regain d'int&#233;r&#234;t dans le cadre des technologies de l'information et de la communication (TIC) au travers de la constitution de r&#233;seaux et donc de groupes d'individus. Dans le cadre d'une &#233;tude utilisant le paradigme CASA (computeur as social actor) qui &#233;tudie la fa&#231;on dont la machine peut interagir avec l'homme, Hall &amp; al. (2008) montrent que la pr&#233;sence d'ic&#244;nes a une action diff&#233;rente en fonction de la difficult&#233; de l'activit&#233;, &#224; l'image des postulats de Zajonc, dans le cadre de sa th&#233;orie de la facilitation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://lesmotivations.net/spip.php?article35' class='spip_in'&gt;Repr&#233;sentation int&#233;gr&#233;e de la facilitation sociale &lt;br class='autobr' /&gt;
(d'apr&#232;s Triplett, 1897)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_124 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://lesmotivations.net/IMG/jpg/RS_Triplett.jpg?1300145746' width='500' height='81' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Approche ensembliste des comportements d'autodestruction</title>
		<link>http://lesmotivations.net/spip.php?article132</link>
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		<dc:date>2011-02-24T16:47:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>


		<dc:subject>Estime de soi</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;motionnelle </dc:subject>
		<dc:subject>Motif secondaire</dc:subject>
		<dc:subject>Strat&#233;gie</dc:subject>
		<dc:subject>comportement</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;sultat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Baumeister (1997) propose d'adopter une approche globale pour appr&#233;hender tous les comportements adopt&#233;s sciemment par l'individu et dont les r&#233;sultats vont &#224; l'encontre de ses propres int&#233;r&#234;ts. Baumeister parle de comportements d'autodestruction pour se r&#233;f&#233;rer &#224; la partie la plus visible de cette m&#233;canique infernale dont les facteurs centraux sont invisibles car psychologiques, mais qui, dans tous les cas, ont pour effet de conduire l'individu &#224; sa perte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les comportements d'autodestruction tels que (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?rubrique16" rel="directory"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Estime de soi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;&#233;motionnelle &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Motif secondaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Strat&#233;gie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;comportement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot33" rel="tag"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Baumeister (1997) propose d'adopter une approche globale pour appr&#233;hender tous les comportements adopt&#233;s sciemment par l'individu et dont les r&#233;sultats vont &#224; l'encontre de ses propres int&#233;r&#234;ts. Baumeister parle de comportements d'autodestruction pour se r&#233;f&#233;rer &#224; la partie la plus visible de cette m&#233;canique infernale dont les facteurs centraux sont invisibles car psychologiques, mais qui, dans tous les cas, ont pour effet de conduire l'individu &#224; sa perte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comportements d'autodestruction tels que les d&#233;finit Baumeister (1997) sont ceux qui ont, pour l'individu, des co&#251;ts plus importants que leurs b&#233;n&#233;fices, tel que le fait de se mettre en &#233;chec, de se faire du mal, du tort, ou encore de provoquer de la souffrance. Les actions nuisibles pour les projets de l'individu sont &#233;galement consid&#233;r&#233;es comme autodestructrices, lorsque celles-ci r&#233;sultent de la mise en place d'une strat&#233;gie particuli&#232;rement hasardeuse ou encore comme le fait de produire des efforts importants pour des r&#233;sultats m&#233;diocres (se &#171; noyer dans un verre d'eau &#187;). Les comportements d'autodestruction posent ainsi une sorte de d&#233;fi &#224; une compr&#233;hension rationnelle du comportement humain. Pour Baumeister, cette irrationalit&#233; comportementale est provoqu&#233;e par la pr&#233;sence de deux facteurs clefs qui sont li&#233;s par ce qu'il appelle une &#171; d&#233;tresse &#233;motionnelle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier facteur est la pr&#233;sence d'une menace en termes d'&#233;gotisme (threatened egotism). L'&#233;gotisme se d&#233;finit comme un terme g&#233;n&#233;rique qui concerne tout ce qui a trait aux visions favorables de soi-m&#234;me, qu'elles soient justifi&#233;es ou non. Pour lui, l'&#233;gotisme a donc de multiples synonymes qui peuvent &#234;tre sur un versant positif tel la confiance en soi ou l'estime de soi, ou sur un versant plus n&#233;gatif comme le narcissisme ou l'arrogance. Lorsque Baumeister parle de menace, dans le cadre de l'&#233;gotisme, il fait r&#233;f&#233;rence &#224; tous les &#233;v&#233;nements qui peuvent potentiellement avoir une influence n&#233;gative sur l'appr&#233;ciation que l'individu a de lui-m&#234;me. L'exemple type, d'une menace &#233;gotiste, est la possibilit&#233; de recevoir une &#233;valuation n&#233;gative sur une dimension qui, jusque l&#224;, &#233;tait marqu&#233;e par une appr&#233;ciation relativement positive de la part de l'individu. Le fait de recevoir une telle &#233;valuation n'a pas, dans l'esprit de Baumeister, une implication de baisse de l'estime de soi ; l'individu pouvant justement ne pas en tenir compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me facteur est le dysfonctionnement de l'autor&#233;gulation (self-regulation failure). Pour Baumeister, l'autor&#233;gulation fait r&#233;f&#233;rence aux processus par lesquels le self alt&#232;re ses propres r&#233;ponses, ceci incluant les pens&#233;es, les &#233;motions et les comportements. En ce sens, l'autor&#233;gulation recouvre substantiellement la notion de self-control. Deux grandes cat&#233;gories de dysfonctionnement d'autor&#233;gulation sont rep&#233;rables lorsque l'individu est confront&#233; &#224; une tentation : les sous-r&#233;gulations (underregulation) et les r&#233;gulations manqu&#233;es (misregulation). Les sous-r&#233;gulations impliquent un &#233;chec du self dans l'effort n&#233;cessaire pour produire le comportement &#224; m&#234;me d'avoir le meilleur r&#233;sultat. Les r&#233;gulations manqu&#233;es impliquent des efforts concert&#233;s et effectifs relevant du self, mais ceux-ci ne produisent pas les r&#233;sultats escompt&#233;s. Le manque de volont&#233;, dont fait preuve l'alcoolique lorsqu'il est confront&#233; &#224; une tentation, est un exemple de sous-r&#233;gulation. Un exemple de r&#233;gulation manqu&#233;e pourrait &#234;tre le fait de boire en croyant que l'alcool est en mesure d'avoir des effets b&#233;n&#233;fiques sur l'humeur alors qu'en fait, au final, l'alcool ne ferait qu'augmenter l'humeur d&#233;pressive de l'individu. Pour Baumeister, les deux facteurs pr&#233;c&#233;dents, la menace &#233;gotiste et le dysfonctionnement de l'autor&#233;gulation, sont li&#233;s par un autre ph&#233;nom&#232;ne : la d&#233;tresse &#233;motionnelle. En effet, les observations les plus courantes permettent facilement d'observer que les individus, qui vivent les d&#233;tresses &#233;motionnelles les plus noires, sont &#233;galement ceux qui ont le plus de &#171; rumination mentales &#187; tourn&#233;es vers l'autodestruction et qui sont les plus enclins &#224; adopter des comportements les plus destructeurs. Baumeister estime que l'impact n&#233;gatif de la d&#233;tresse &#233;motionnelle sur l'autor&#233;gulation peut s'expliquer en termes de co&#251;t/b&#233;n&#233;fice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'elle atteint un certain niveau, la d&#233;tresse &#233;motionnelle peut &#234;tre si forte que l'individu s'oriente en priorit&#233; absolue vers un moyen d'y mettre fin en court-circuitant le self-control. Le lien de la d&#233;tresse &#233;motionnelle avec les deux facteurs pr&#233;c&#233;dents pourrait se r&#233;sumer de la mani&#232;re suivante : une &#233;valuation n&#233;gative en provoquant une d&#233;tresse &#233;motionnelle pourrait &#224; son tour diminuer les capacit&#233;s de discernement (en termes co&#251;t/b&#233;n&#233;fice) et d'autor&#233;gulation et ainsi g&#233;n&#233;rer un comportement autodestructeur. En fonction des modalit&#233;s d'autodestruction, l'impact &#233;gotiste, le type de l'&#233;motion et de l'autor&#233;gula&#172;tion, ont des natures diff&#233;rentes, mais le cadre conceptuel serait le m&#234;me. Pour Baumeister, la poursuite d'objectifs ou d'activit&#233;s pour les int&#233;r&#234;ts propres &#224; l'individu n&#233;cessite une analyse froide et rationnelle des b&#233;n&#233;fices &#224; long terme. Les attaques &#233;gotistes en provoquant des d&#233;tresses &#233;motionnelles oblit&#232;rent cette r&#233;flexion &#224; long terme en obligeant l'individu &#224; se focaliser sur le court terme. La r&#233;ponse apport&#233;e &#224; une situation de crise se fait donc au d&#233;triment de calculs plus b&#233;n&#233;fiques qui pourraient se faire &#224; long terme. Ainsi, les comportements d'autodestruction seraient donc le fruit d'une situation de crise interne. Une attaque envers l'estime de soi place l'individu devant le choix soit d'accepter cette mauvaise &#233;valuation, soit de maintenir une haute estime de soi en discr&#233;ditant l'attaque. G&#233;n&#233;ralement, les individus sont r&#233;ticents &#224; r&#233;viser &#224; la baisse l'estime qu'ils ont d'eux-m&#234;mes. L'individu est donc plus enclin &#224; choisir l'option consistant &#224; &#233;liminer la menace envers l'estime de soi, optant ainsi pour un b&#233;n&#233;fice &#224; court terme, au d&#233;triment des effets &#224; long terme qui peuvent &#234;tre n&#233;gatifs. Pour Baumeister, si cette tendance &#224; choisir les b&#233;n&#233;fices &#224; court terme se rencontre plus fr&#233;quemment chez les individus qui ont une faible estime d'eux-m&#234;mes, elle n'est pas li&#233;e &#224; la pr&#233;sence d'une motivation d'autodestruction, comme le postule notamment la psychanalyse au travers de la pulsion de mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'estimation que les individus ont d'eux-m&#234;mes est le reflet d'une certaine r&#233;alit&#233;, tout comme les feedbacks externes. Ces deux r&#233;alit&#233;s sont relativement concordantes si l'individu &#224; une vision relativement &#171; r&#233;aliste &#187; de lui-m&#234;me. Cependant, quand ce dernier est orgueilleux, ou a un ego surdimensionn&#233; d'une mani&#232;re ou d'une autre, il est susceptible de recevoir plus de feedbacks n&#233;gatifs. Baumeister postule donc que l'estime de soi n'est pas le meilleur pr&#233;dicteur de l'utilisation de comportement autodestructeur, car elle v&#233;hicule une vision trop r&#233;ductrice de cette question. Il pr&#233;f&#232;re donc se r&#233;f&#233;rer &#224; deux variables qu'il est possible de rattacher &#224; l'estime de soi.&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re est le narcissisme, qu'il d&#233;finit comme une exag&#233;ration de l'&#233;valuation de soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde est la stabilit&#233; de l'estime de soi car les individus, qui ont une &#233;valuation d'eux-m&#234;mes relativement instable, sont les plus fragiles face &#224; une menace envers l'estime de soi. En effet, plus l'individu a une appr&#233;ciation de lui-m&#234;me stable, plus l'impact d'une &#233;valuation n&#233;gative est faible. Ainsi, les individus qui ont une &#233;valuation d'&#233;lev&#233;e d'eux-m&#234;mes, mais instable, sont largement susceptibles d'utiliser des comportements d'auto&#172;destruction, dans le portait qu'en dresse Baumeister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s'appuyant sur des r&#233;sultats exp&#233;rimentaux, ou des r&#233;sultats d'enqu&#234;te, Baumeister montre, de mani&#232;re convaincante, comment les menaces adress&#233;es &#224; l'estime de soi expliquent l'ensemble des conduites d'&#233;chec. Plus pr&#233;cis&#233;ment, il analyse de cette mani&#232;re le suicide, l'alcoolisme, l'auto-handicap, la procrastination, la vengeance, les violences destructrices, la timidit&#233;, les f&#234;tards pathologiques, les conduites destructives, le fait de &#171; craquer sous la pression &#187;, l'inadaptation des assignations d'objectifs ainsi que la r&#233;signation. &#192; la base de chacune de ces conduites, les menaces adress&#233;es &#224; l'estime de soi et la g&#233;n&#233;ration d'une anxi&#233;t&#233; massive sont des ingr&#233;dients majeurs. Cependant, l'auteur insiste sur le fait que dans ces diff&#233;rents cas de figures, les menaces adress&#233;es &#224; l'estime de soi ne sont pas des causes n&#233;cessaires ; d'autres raisons pouvant &#234;tre invoqu&#233;es, par exemple pour expliquer les comportements suicidaires. Cependant, quand ces raisons se pr&#233;sentent comme causes explicatives, elles sont g&#233;n&#233;ralement conformes au mod&#232;le des menaces &#233;gotistes telles que les propose Baumeister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://lesmotivations.net/spip.php?article35' class='spip_in'&gt;Repr&#233;sentation int&#233;gr&#233;e de l'approche ensembliste des comportements d'autodestruction (d'apr&#232;s Baumeister, 1997)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_123 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://lesmotivations.net/IMG/jpg/RS_Baumeister2.jpg?1300145565' width='500' height='171' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le flow</title>
		<link>http://lesmotivations.net/spip.php?article131</link>
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		<dc:date>2011-02-24T16:17:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>


		<dc:subject>Intention</dc:subject>
		<dc:subject>Motif secondaire</dc:subject>
		<dc:subject>comportement</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;sultat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour le dire simplement, le flow est une profonde absorption dans une activit&#233; consid&#233;r&#233;e par l'individu comme extr&#234;mement int&#233;ressante, comme peuvent l'&#234;tre un jeu vid&#233;o ou un probl&#232;me de math&#233;matiques pour un joueur ou un math&#233;maticien (Csikszentmihalyi &amp; al., 2005). L'implication dans l'activit&#233; est telle que l'individu en oublie le temps, la fatigue et tout ce qui l'entoure sauf l'activit&#233; elle-m&#234;me. Dans cet &#233;tat, l'individu fonctionne au maximum de ses capacit&#233;s et pour l'exp&#233;rience de flow. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?rubrique16" rel="directory"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;Intention&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Motif secondaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;comportement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot33" rel="tag"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour le dire simplement, le flow est une profonde absorption dans une activit&#233; consid&#233;r&#233;e par l'individu comme extr&#234;mement int&#233;ressante, comme peuvent l'&#234;tre un jeu vid&#233;o ou un probl&#232;me de math&#233;matiques pour un joueur ou un math&#233;maticien (Csikszentmihalyi &amp; al., 2005). L'implication dans l'activit&#233; est telle que l'individu en oublie le temps, la fatigue et tout ce qui l'entoure sauf l'activit&#233; elle-m&#234;me. Dans cet &#233;tat, l'individu fonctionne au maximum de ses capacit&#233;s et pour l'exp&#233;rience de flow. L'activit&#233; est effectu&#233;e pour elle-m&#234;me, et ce, m&#234;me si l'objectif n'est pas encore atteint. La th&#233;orie du flow est bas&#233;e sur une exp&#233;rience symbiotique entre des challenges et les comp&#233;tences qu'il faut mettre en &#339;uvre pour relever ces derniers. Pour Csikszentmihalyi &amp; al. (2005), dans l'exp&#233;rience de flow, trois ph&#233;nom&#232;nes sont particuli&#232;rement saillants : la fusion de l'action et de la conscience, la perception de contr&#244;le, l'alt&#233;ration de la perception du temps. L'exp&#233;rience du flow surgit quand les comp&#233;tences ne sont ni d&#233;pass&#233;es ni sous utilis&#233;es et peut, donc &#224; ce titre, &#234;tre vue comme li&#233;e &#224; un optimum d'activation (Hebb, 1955). Si les comp&#233;tences n'atteignent pas cet optimum, l'individu va ressentir, par exemple, de l'apathie (challenge peu stimulant associ&#233; &#224; de faibles comp&#233;tences) ou &#234;tre trop d&#233;tendu (challenge peu stimulant associ&#233;e avec des comp&#233;tences fortes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience du flow ne se limite pas &#224; une situation particuli&#232;re mais peut &#234;tre v&#233;cue dans de tr&#232;s nombreuses circonstances de la vie courante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Csikszentmihalyi a op&#233;rationnalis&#233; sa conception du flow au travers de l'ESM (Experience Sampling Method) qui consiste &#224; solliciter dans la journ&#233;e de mani&#232;re al&#233;atoire des individus afin qu'ils r&#233;pondent &#224; une s&#233;rie de questions. Par exemple, dans l'&#233;tude de Csikszentmihalyi &amp; LeFevre (1989), les participants portent sur eux un biper qui &#233;met un signal de mani&#232;re al&#233;atoire dans la semaine. Lorsque le biper s'active les participants doivent r&#233;pondre &#224; une s&#233;rie de questions permettant d'estimer, sur une &#233;chelle allant de 1 &#224; 10, s'ils ressentent l'activit&#233;, qu'ils sont en train de faire, comme un challenge et s'ils estiment avoir les capacit&#233;s de relever ce d&#233;fi. En fonction des &#233;valuations que rapportent les individus, Csikszentmihalyi &amp; LeFevre estiment que le contexte que vit l'individu peut &#234;tre class&#233; dans l'une des quatre cat&#233;gories suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Contexte de flow - Le challenge et les comp&#233;tences sont &#233;valu&#233;s &#224; un niveau plus &#233;lev&#233; que la moyenne des r&#233;ponses que l'individu a produit sur l'ensemble des contextes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Contexte d'anxi&#233;t&#233; - Le chalenge est &#233;lev&#233;, mais les comp&#233;tences sont faibles ou moyennes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Contexte d'ennui - Le chalenge est faible et les comp&#233;tences sont fortes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Contexte apathique - Le chalenge et les comp&#233;tences sont faibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette m&#233;thode, d'une grande originalit&#233;, n'en reste pas moins fiable d'un point de vue m&#233;thodologique (Csikszentmihalyi &amp; Larson, 1987 ; Moneta &amp; Csikszentmihalyi, 1996) et permet de savoir combien de fois les individus vivent le flow dans une journ&#233;e et dans quelle circonstance cette exp&#233;rience se produit.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Csikszentmihalyi &amp; LeFevre (1989) montrent ainsi que contrairement &#224; ce que nous pourrions penser, les activit&#233;s de loisirs sont moins propices &#224; g&#233;n&#233;rer le flow que le travail. Il est vrai que certaines activit&#233;s de loisir, comme la t&#233;l&#233;vision, procurent peu de flow et au total pour Csikszentmihalyi &amp; LeFevre (1989), toute activit&#233; de loisir confondu, le flow ne repr&#233;sente que 20 % du temps alors que cette exp&#233;rience est ressentie dans 47 % du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Csikszentmihalyi &amp; al. (2005), le flow est con&#231;u comme une exp&#233;rience qui procure une r&#233;compense intrins&#232;que. Lorsqu'ils ressentent cette exp&#233;rience dans une situation, les individus ont ensuite &#224; c&#339;ur de la reproduire. Cependant, le flow est une exp&#233;rience capricieuse. Les individus recherchent sans cesse de nouveaux challenges qu'ils arrivent &#224; surpasser et, ce faisant, ils d&#233;veloppent leurs comp&#233;tences et par la suite doivent donc rechercher des challenges plus difficiles afin qu'ils puissent les ajuster &#224; leurs comp&#233;tences. Ce m&#233;canisme de r&#233;ajustement inh&#233;rent au fonctionnement du flow, sous-tend donc un principe de d&#233;veloppement des comp&#233;tences ; comme dans le cadre de la th&#233;orie de l'auto-d&#233;termination (Deci &amp; Ryan, 2002), celle de l'effectance (White, 1959) ou encore celle de Bandura (2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que proche, le flow et la motivation intrins&#232;que ne se trouvent pas au m&#234;me niveau.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Comme l'indique Lecomte (2008) &#171; Quant &#224; la distinction entre le flux (ou &#171; flow &#187;) et la motivation intrins&#232;que, elle semble &#234;tre double. D'une part, le flux est un &#233;tat r&#233;sultant d'une action, tandis que la motivation est &#224; l'origine de l'action. Par ailleurs, la concentration au cours de l'ex&#233;cution d'une t&#226;che est essentielle dans la th&#233;orie du flux, alors qu'on peut fort bien &#234;tre motiv&#233; intrins&#232;quement pour une activit&#233; qui requiert peu de concentration &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://lesmotivations.net/spip.php?article35' class='spip_in'&gt;Repr&#233;sentation int&#233;gr&#233;e int&#233;gr&#233;e du flow (d'apr&#232;s Csikszentmihalyi &amp; al., 2005)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_122 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://lesmotivations.net/local/cache-vignettes/L498xH230/RS_flow-c6789.jpg?1426207786' width='498' height='230' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conception distractive de l'anxi&#233;t&#233;</title>
		<link>http://lesmotivations.net/spip.php?article130</link>
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		<dc:subject>Emotion</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;motionnelle </dc:subject>
		<dc:subject>Motif secondaire</dc:subject>
		<dc:subject>Strat&#233;gie</dc:subject>
		<dc:subject>comportement</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;sultat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En examinant de pr&#232;s la construction des principales &#233;chelles d'anxi&#233;t&#233; pr&#233;sentes &#224; son &#233;poque, Wine (1971) s'aper&#231;oit que celles-ci sont constitu&#233;es de plusieurs dimensions. Il s'appuie principalement sur l'article fondateur dans ce domaine, de Mandler &amp; Sarason (1952) pour qui toute situation de tests provoque deux types de drive. Le premier est directement li&#233; &#224; l'activit&#233; et serait r&#233;duit par sa compl&#233;tion. Par contre, le second serait un drive secondaire d'anxi&#233;t&#233; qui peut, soit &#234;tre r&#233;duit par la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Strat&#233;gie &#233;motionnelle&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot12" rel="tag"&gt;Emotion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;&#233;motionnelle &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Motif secondaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Strat&#233;gie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;comportement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot33" rel="tag"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En examinant de pr&#232;s la construction des principales &#233;chelles d'anxi&#233;t&#233; pr&#233;sentes &#224; son &#233;poque, Wine (1971) s'aper&#231;oit que celles-ci sont constitu&#233;es de plusieurs dimensions. Il s'appuie principalement sur l'article fondateur dans ce domaine, de Mandler &amp; Sarason (1952) pour qui toute situation de tests provoque deux types de drive. Le premier est directement li&#233; &#224; l'activit&#233; et serait r&#233;duit par sa compl&#233;tion. Par contre, le second serait un drive secondaire d'anxi&#233;t&#233; qui peut, soit &#234;tre r&#233;duit par la compl&#233;tion de l'activit&#233;, mais qui peut interf&#233;rer directement sur la r&#233;alisation de l'activit&#233;. Wine (1971) observe que les diff&#233;rentes &#233;chelles d'anxi&#233;t&#233; se sont concentr&#233;es sur les r&#233;ponses orient&#233;es sur le self (perceptions internes) qui sont susceptibles de se produire durant l'activit&#233; et qui peuvent &#224; ce titre interf&#233;rer avec elle. Les individus les plus anxieux sont ceux qui se d&#233;nigrent eux-m&#234;mes, qui sont pr&#233;occup&#233;s par eux-m&#234;mes et qui sont g&#233;n&#233;ralement moins contents de ce qu'ils font. Au-del&#224; des &#233;chelles d'anxi&#233;t&#233;s, Wine rel&#232;ve les r&#233;sultats de diff&#233;rentes &#233;tudes qui montrent que les sujets les plus anxieux ont tendance &#224; avoir de moins bonnes performances dans des situations o&#249; ils sont focalis&#233;s sur leur ego (performance publique par exemple) alors que pour les individus les moins anxieux les performances sont &#233;quivalentes quelques soient les conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Wine, l'anxi&#233;t&#233; conna&#238;t au moins deux composantes majeures : l'&#233;motion et l'inqui&#233;tude. L'inqui&#233;tude est une composante essentiellement cognitive qui a trait &#224; la performance en situation de test alors que l'&#233;motion est principalement li&#233;e &#224; l'activation du syst&#232;me autonome lors de la r&#233;alisation de l'activit&#233;. Dans les deux cas, au moins &#224; haut niveau, l'individu consacre une partie de son attention aux ph&#233;nom&#232;nes li&#233;s &#224; ces deux ensembles. En ce qui concerne l'inqui&#233;tude, l'individu anxieux s'interroge, par exemple, sur les cons&#233;quences de son &#233;chec, sur la comp&#233;tence des autres par rapport &#224; la sienne. Cette &#171; activit&#233; &#187; li&#233;e aux diff&#233;rentes sources d'inqui&#233;tude a donc pour effet de mobiliser des ressources cognitives qui ne sont plus allou&#233;es &#224; l'activit&#233;. En ce qui concerne les activations automatiques relatives &#224; la partie &#233;motionnelle, elles sont beaucoup moins gourmandes en ressources attentionnelles sauf quand, l&#224; aussi, elles d&#233;passent un certain seuil &#224; partir duquel l'individu est distrait par l'intensit&#233; de l'activation &#233;motionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, l'ensemble des &#233;l&#233;ments collect&#233;s par Wine (1971) permet d'avancer une interpr&#233;tation attentionnelle comme principal effet perturbant de l'anxi&#233;t&#233; sur les activit&#233;s dans lesquelles il est attendu un certain niveau de performance. Les individus les plus anxieux seraient perturb&#233;s par diverses formes de &#171; rumination mentale &#187; et ne pourraient se focaliser sur les indices plus sp&#233;cifiques de l'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://lesmotivations.net/spip.php?article35' class='spip_in'&gt;Repr&#233;sentation int&#233;gr&#233;e de la conception distractive de l'anxi&#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
(d'apr&#232;s Wine, 1971)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_121 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://lesmotivations.net/IMG/jpg/RS_wine.jpg?1300145762' width='500' height='127' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Craquer sous la pression &#187;</title>
		<link>http://lesmotivations.net/spip.php?article129</link>
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		<dc:subject>&#233;motionnelle </dc:subject>
		<dc:subject>Motif secondaire</dc:subject>
		<dc:subject>Strat&#233;gie</dc:subject>
		<dc:subject>comportement</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;sultat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le fait de &#171; craquer sous la pression &#187;, ce que les anglo-saxons nomment &#171; the Choking under pressure &#187;, a fait l'objet de plusieurs tentatives de th&#233;orisation (cf. Baumeister &amp; Showers, 1986 pour une revue). &#192; l'heure actuelle, l'une de celles qui semble le mieux expliquer les diff&#233;rents r&#233;sultats a &#233;t&#233; avanc&#233;e par Baumeister (1984). Pour cet auteur, le fait de &#171; craquer sous la pression &#187; peut se d&#233;finir comme une diminution de la performance dans des circonstances o&#249; il est justement important (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Strat&#233;gie &#233;motionnelle&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;&#233;motionnelle &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Motif secondaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Strat&#233;gie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;comportement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot33" rel="tag"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le fait de &#171; craquer sous la pression &#187;, ce que les anglo-saxons nomment &#171; the Choking under pressure &#187;, a fait l'objet de plusieurs tentatives de th&#233;orisation (cf. Baumeister &amp; Showers, 1986 pour une revue). &#192; l'heure actuelle, l'une de celles qui semble le mieux expliquer les diff&#233;rents r&#233;sultats a &#233;t&#233; avanc&#233;e par Baumeister (1984). Pour cet auteur, le fait de &#171; craquer sous la pression &#187; peut se d&#233;finir comme une diminution de la performance dans des circonstances o&#249; il est justement important d'augmenter ses r&#233;sultats ou tout simplement d'avoir de tr&#232;s bonnes performances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En synth&#233;tisant la litt&#233;rature consacr&#233;e au fait &#171; de craquer sous la pression &#187;, Baumeister (1984) constate la r&#233;currence de certains ph&#233;nom&#232;nes. Il semble en effet que les diff&#233;rents facteurs qui ont en commun de focaliser l'attention sur le self, comme le fait d'avoir un public (Baumeister &amp; Hamilton, 1985), ont un impact n&#233;gatif sur des habilet&#233;s particuli&#232;rement bien automatis&#233;es. Plus g&#233;n&#233;ralement, le fait de focaliser l'attention &#233;valuative sur le processus de la performance peut la diminuer d'autant plus si cette attention est dirig&#233;e sur le r&#233;sultat de cette performance. En cons&#233;quence, pour Baumeister (1984), tous les moyens de pression qui vont avoir pour effet d'augmenter la perception de soi (self-consciousness) tout en accroissant le niveau d'excitation, vont avoir un impact n&#233;gatif sur les performances qui requi&#232;rent de l'habilet&#233; de la part de l'individu. Pour Baumeister (1984), la conscience doit tenter d'assurer la justesse de l'ex&#233;cution en surveillant le processus en cours (coordination des muscles par exemple), mais elle ne doit pas contenir des connaissances d&#233;claratives sur ces m&#234;mes habilet&#233;s car dans ce cas, celles-ci vont avoir pour effet d'en perturber le d&#233;roulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de diff&#233;rentes exp&#233;riences, Baumeister (1984) valide cette conception th&#233;orique en utilisant un jeu d'adresse. Dans l'une de ces exp&#233;riences, il montre (Baumeister, 1984, exp&#233;rience 1) que le fait de demander aux individus de se focaliser sur le processus permettant de r&#233;aliser l'activit&#233; provoque une diminution des r&#233;sultats par rapport au fait de demander de surveiller le r&#233;sultat de l'activit&#233;. Dans une autre exp&#233;rience (Baumeister, 1984, exp&#233;rience 4), il montre que le fait de r&#233;aliser cette activit&#233; dans le cadre d'une comp&#233;tition tout en focalisant l'attention du sujet sur lui-m&#234;me en pr&#233;sence d'un public f&#233;minin (les sujets &#233;tant des hommes), provoque l&#224; aussi une diminution significative des performances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Baumeister &amp; Showers (1986) ont proc&#233;d&#233; &#224; un recensement des diff&#233;rentes exp&#233;riences qui ont montr&#233; comment certaines pressions sont susceptibles de faire craquer l'individu. Parmi les moyens de pression, les auteurs comptabilisent particuli&#232;rement les situations de comp&#233;tition, les r&#233;compenses, les punitions, les diff&#233;rentes formes d'implication de l'ego et la pr&#233;sence d'un public. De plus, ils montrent l'existence de m&#233;diateurs qui ont un effet facilitant. Il s'agit de la complexit&#233; de l'activit&#233;, de la faiblesse du sentiment d'efficacit&#233; personnelle (Bandura, 2003) et des diff&#233;rences individuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://lesmotivations.net/spip.php?article35' class='spip_in'&gt;Repr&#233;sentation int&#233;gr&#233;e du processus susceptible de faire craquer l'individu (d'apr&#232;s Baumeister, 1984)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_120 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://lesmotivations.net/IMG/jpg/RS_Baumeister.jpg?1300145565' width='500' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Strat&#233;gie d'auto-handicap</title>
		<link>http://lesmotivations.net/spip.php?article128</link>
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		<dc:date>2011-02-24T16:01:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>


		<dc:subject>Estime de soi</dc:subject>
		<dc:subject>Distinction expectation-valeur</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;motionnelle </dc:subject>
		<dc:subject>Motif secondaire</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;diction</dc:subject>
		<dc:subject>Strat&#233;gie</dc:subject>
		<dc:subject>comportement</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;sultat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour Jones &amp; Berglas (1978 ; Berglas &amp; Jones, 1978), l'auto-handicap est une strat&#233;gie mise en place sciemment par l'individu afin de pr&#233;server l'estime qu'il a de lui-m&#234;me. Les strat&#233;gies d'auto-handicap sont donc g&#233;n&#233;ralement utilis&#233;es dans les situations o&#249; les enjeux sont particuli&#232;rement importants et o&#249; les impacts sur l'estime de soi sont susceptibles d'&#234;tre les plus mortifiants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les situations d'&#233;valuation qui permettent d'&#233;tablir le niveau de comp&#233;tence de l'individu cr&#233;ent donc un contexte (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Strat&#233;gie &#233;motionnelle&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Estime de soi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot20" rel="tag"&gt;Distinction expectation-valeur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;&#233;motionnelle &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Motif secondaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Pr&#233;diction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Strat&#233;gie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot32" rel="tag"&gt;comportement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot33" rel="tag"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour Jones &amp; Berglas (1978 ; Berglas &amp; Jones, 1978), l'auto-handicap est une strat&#233;gie mise en place sciemment par l'individu afin de pr&#233;server l'estime qu'il a de lui-m&#234;me. Les strat&#233;gies d'auto-handicap sont donc g&#233;n&#233;ralement utilis&#233;es dans les situations o&#249; les enjeux sont particuli&#232;rement importants et o&#249; les impacts sur l'estime de soi sont susceptibles d'&#234;tre les plus mortifiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les situations d'&#233;valuation qui permettent d'&#233;tablir le niveau de comp&#233;tence de l'individu cr&#233;ent donc un contexte particuli&#232;rement favorable &#224; l'utilisation de strat&#233;gies d'auto-handicap. Pour Jones &amp; Berglas (1978), certains individus lorsqu'ils sont plac&#233;s dans une telle situation vont chercher &#224; emp&#234;cher les attributions qui pourraient mettre en cause leurs comp&#233;tences en cas d'&#233;chec. Pour eux, c'est l&#224; le principal objectif des strat&#233;gies d'auto-handicap. Jones &amp; Berglas (1978) d&#233;finissent ces strat&#233;gies comme des actions, des choix ou des positionnements de performances qui donnent l'opportunit&#233; &#224; l'individu d'externaliser (d'excuser) l'&#233;chec et d'internaliser la r&#233;ussite. La d&#233;finition que proposent Jones &amp; Berglas (1978) des strat&#233;gies de l'auto-handicap fait explicitement r&#233;f&#233;rence aux attributions. Les individus ne sont pas sans ignorer que le locus externe (Weiner, 2005) permet de mettre hors de cause l'estime de soi en cas d'&#233;chec. De plus, si l'individu r&#233;ussit malgr&#233; la pr&#233;sence de facteurs externes susceptibles de g&#234;ner sa performance, alors il b&#233;n&#233;fice d'une attribution interne de comp&#233;tence. Pour r&#233;sumer, en cas d'&#233;chec, l'estime de soi est donc prot&#233;g&#233;e et, en cas de r&#233;ussite, elle est augment&#233;e ; donc quelque soit le r&#233;sultat elle ne peut &#234;tre alt&#233;r&#233;e. Pour expliquer le recours &#224; ce type de strat&#233;gies, Jones &amp; Berglas (1978 ; Berglas &amp; Jones, 1978) utilisent le cadrage conceptuel que proposent la th&#233;orie de la r&#233;signation apprise (Peterson &amp; al., 1993). En effet, les individus qui ont derri&#232;re eux un lourd passif de non contingence entre comportement et r&#233;sultat (cf. chap. 4.3.1) estiment, en cas de r&#233;ussite, que la r&#233;ussite ne peut &#234;tre reproduite et qu'ils sont des imposteurs car ils ne croient pas r&#233;ellement avoir les comp&#233;tences. Ces individus ont donc &#171; appris &#187; &#224; mettre en place des strat&#233;gies qui laissent en permanence planer un doute sur l'attribution de leurs r&#233;sultats. De plus, bien qu'autrui ait une certaine importance dans l'am&#233;nagement strat&#233;gique du doute, Jones &amp; Berglas (1978 ; Berglas &amp; Jones, 1978) estiment que ce dernier est surtout l&#224; pour les propres yeux de l'individu ; qui cherche, en quelque sorte, &#224; se duper lui-m&#234;me. En effet, l'individu en cr&#233;ant un flou sur les conditions d'attribution de la r&#233;ussite, garderait ainsi l'illusion qu'il peut malgr&#233; tout contr&#244;ler la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rents ph&#233;nom&#232;nes ont &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;s de fa&#231;on magistrale par Jones &amp; Berglas (1978 ; Berglas &amp; Jones, 1978) aux cours de diff&#233;rentes exp&#233;riences, &#224; la fois, sur l'utilisation d'alcool et de drogues. Dans l'une de ces exp&#233;riences (Berglas &amp; Jones, 1978 ; exp&#233;rience 1, ils ont demand&#233; &#224; une centaine d'&#233;tudiants en psychologie de participer &#224; une recherche sur l'effet de certaines drogues sur les performances intellectuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exp&#233;rimentateurs ont expliqu&#233; &#224; chaque sujet que l'objectif de l'exp&#233;rience &#233;tait de comparer leurs scores de base &#224; un pr&#233;-test &#224; un deuxi&#232;me score r&#233;alis&#233; lui sous l'influence d'une drogue. L'exp&#233;rimentateur explique &#233;galement qu'une drogue (Actavil) devrait faciliter les performances intellectuelles alors que l'autre drogue (Pandocrin) devrait avoir l'effet inverse. Il pr&#233;cise &#233;galement qu'il n'est pas certain que l'effet de ces drogues surgisse d'o&#249; leur pr&#233;sence dans ce laboratoire. Apr&#232;s ces explications, les sujets sont invit&#233;s &#224; effectuer le test. Il leur est expliqu&#233; que ce test permet de discriminer les individus qui sont sup&#233;rieurement intelligents. &#192; ce niveau, l'exp&#233;rience introduit deux autres conditions de passation. La premi&#232;re est dite contingente car les activit&#233;s ont une solution que peut trouver le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde est dite non contingente car les probl&#232;mes sont insolubles sans que l'individu puisse le deviner. Cependant, dans cette derni&#232;re condition, les sujets re&#231;oivent dans tous les cas des feedbacks de r&#233;ussite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois le pr&#233;-test termin&#233;, deux autres conditions sont introduites. Pour la moiti&#233; des &#233;tudiants, l'exp&#233;rimentateur f&#233;licite ouvertement le sujet pour la qualit&#233; de sa performance (condition publique). Pour l'autre moiti&#233;, il est expliqu&#233; aux sujets que ses performances doivent rester confidentielles et qu'&#224; ce titre son nom n'appara&#238;tra que sous forme de code afin de garantir son anonymat (condition priv&#233;e). Ensuite, les sujets sont invit&#233;s &#224; choisir l'une des deux drogues au dosage qu'il d&#233;sire. Ils ont &#233;galement l'option de ne prendre aucune des deux drogues, l'exp&#233;rimentateur expliquant qu'il y a &#233;galement besoin de sujet contr&#244;le. Enfin, apr&#232;s l'injection de la drogue tous les sujets sont invit&#233;s &#224; r&#233;aliser le deuxi&#232;me test.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment aux hypoth&#232;ses, il appara&#238;t globalement que les sujets qui sont dans la condition de non contingence choisissent significativement plus la Pandocrin (drogue qui affecte les r&#233;sultats). Conform&#233;ment aux hypoth&#232;ses, ce choix n'est significativement pas diff&#233;rent dans les conditions publique ou priv&#233;. Conform&#233;ment &#224; la th&#233;orie de l'auto-handicap, le choix de la Pandocrin permet aux individus de masquer une attribution en termes de capacit&#233; en cas d'&#233;chec. Le fait que les individus qui optent pour cette strat&#233;gie de masquage se trouvent dans la condition de non contingence s'explique par le fait que dans cette condition, les individus ont toutes les raisons du monde de douter de leurs capacit&#233;s r&#233;elles &#224; r&#233;aliser une bonne performance, lors de la seconde t&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la mise en &#233;vidence de l'auto-handicap par Jones &amp; Berglas (1978 ; Berglas &amp; Jones, 1978), il existe une litt&#233;rature importante consacr&#233;e &#224; ce propos (cf. Rhodewalt &amp; Tragakis, 2002 pour une revue). De plus, diff&#233;rents travaux ont pu allonger la liste des strat&#233;gies que les individus sont susceptibles d'utiliser. &#192; titre d'exemple, il est possible de citer la r&#233;duction ou l'&#233;vitement de l'effort (Pyszczynski &amp; Greenberg, 1983), la diminution de la pratique (Baumeister, Hamilton &amp; Tice, 1985) ou encore les sympt&#244;mes psychologiques provoqu&#233;s par un stress excessif (Smith, Snyder &amp; Handelsman, 1982).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://lesmotivations.net/spip.php?article35' class='spip_in'&gt;Repr&#233;sentation int&#233;gr&#233;ede la strat&#233;gie de l'auto-handicap (d'apr&#232;s Jones &amp; Berglas, 1978)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_119 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://lesmotivations.net/IMG/jpg/RS_Jones-2.jpg?1300145643' width='500' height='174' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le pessimisme d&#233;fensif</title>
		<link>http://lesmotivations.net/spip.php?article127</link>
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		<dc:date>2011-02-24T15:45:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>


		<dc:subject>Estime de soi</dc:subject>
		<dc:subject>Emotion</dc:subject>
		<dc:subject>Distinction expectation-valeur</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;motionnelle </dc:subject>
		<dc:subject>Motif secondaire</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;diction</dc:subject>
		<dc:subject>Strat&#233;gie</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;sultat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tous ceux qui ont fait des &#233;tudes ont sans doute rencontr&#233; &#224; cette occasion des individus d'une anxi&#233;t&#233; maladive &#224; l'approche des examens. Pour certains d'entre eux, il &#233;tait m&#234;me impossible d'arriver &#224; les &#171; rassurer &#187;. Pourtant, dans certains cas, en se basant sur leurs r&#233;sultats ant&#233;rieurs g&#233;n&#233;ralement bons voire tr&#232;s bons, rien ne permet d'expliquer rationnellement la v&#233;ritable raison de cette anxi&#233;t&#233;. Norem &amp; Cantor (1986a, 1986b) estiment au contraire que cette anxi&#233;t&#233; n'a rien d'irrationnelle et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?rubrique37" rel="directory"&gt;Strat&#233;gie &#233;motionnelle&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Estime de soi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot12" rel="tag"&gt;Emotion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot20" rel="tag"&gt;Distinction expectation-valeur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;&#233;motionnelle &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Motif secondaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Pr&#233;diction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Strat&#233;gie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot33" rel="tag"&gt;R&#233;sultat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tous ceux qui ont fait des &#233;tudes ont sans doute rencontr&#233; &#224; cette occasion des individus d'une anxi&#233;t&#233; maladive &#224; l'approche des examens. Pour certains d'entre eux, il &#233;tait m&#234;me impossible d'arriver &#224; les &#171; rassurer &#187;. Pourtant, dans certains cas, en se basant sur leurs r&#233;sultats ant&#233;rieurs g&#233;n&#233;ralement bons voire tr&#232;s bons, rien ne permet d'expliquer rationnellement la v&#233;ritable raison de cette anxi&#233;t&#233;. Norem &amp; Cantor (1986a, 1986b) estiment au contraire que cette anxi&#233;t&#233; n'a rien d'irrationnelle et qu'elle est l'une des composantes de ce qu'ils ont appel&#233; le pessimisme d&#233;fensif (defensive pessimism). Pour Norem &amp; Cantor (1986a, 1986b), le pessimisme d&#233;fensif est une strat&#233;gie qui fait la m&#233;diation entre l'expectation, l'anxi&#233;t&#233; et la performance dans une situation de prise de risque. Cette strat&#233;gie implique la mise en place d'une expectation d'&#233;chec particuli&#232;rement irr&#233;aliste de fa&#231;on &#224; utiliser l'anxi&#233;t&#233; qu'elle g&#233;n&#232;re et de l'utiliser pour emp&#234;cher une chute de la performance. Le pessimisme d&#233;fensif n'est donc pas &#224; confondre avec une strat&#233;gie d'auto-handicap (Jones &amp; Berglas, 1978). En effet, contrairement aux strat&#233;gies d'auto-handicap, le pessimisme d&#233;fensif n'est pas une strat&#233;gie d'&#233;chec mais de r&#233;ussite. Les individus qui utilisent cette strat&#233;gie imaginent le pire afin de se motiver pour le meilleur, ils dopent leurs efforts pour emp&#234;cher l'issue funeste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, Norem &amp; Cantor (1986a, 1986b) estiment que cette strat&#233;gie est particuli&#232;rement utilis&#233;e chez les individus qui ont une faible estime d'eux-m&#234;mes. En effet, ces derniers ne chercheraient pas &#224; biaiser la r&#233;alit&#233; de leur l'&#233;chec en comparaison des individus qui ont une forte estime d'eux-m&#234;mes. Dans l'une de leurs exp&#233;riences, Norem &amp; Cantor (1986b, exp&#233;rience 2) montrent que le fait de soutenir l'estime de soi des individus qui utilisent la strat&#233;gie du pessimisme d&#233;fensif a un impact n&#233;gatif sur leurs performances. Dans cette exp&#233;rience, les exp&#233;rimentatrices ont s&#233;lectionn&#233; des &#233;tudiants pour leur profil ; soit particuli&#232;rement pessimiste, soit optimiste bien qu'ils aient des &#233;valuations universitaires identiques (utilisation de questionnaires distribu&#233;s en d&#233;but d'ann&#233;e universitaire). Les &#233;tudiants &#233;taient alors convi&#233;s &#224; une exp&#233;rience pour &#233;tudier le raisonnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de commencer l'exp&#233;rience, les &#233;tudiants devaient explicitement indiquer leur niveau (GPA). Pour la moiti&#233; d'entre eux, l'exp&#233;rimentateur indiquait qu'avec un tel niveau, ils n'auraient aucun mal &#224; r&#233;ussir les tests de l'exp&#233;rimentation (condition d'encouragement) et pour l'autre moiti&#233; l'exp&#233;rimentateur ne faisait aucun commentaire. Conform&#233;ment aux hypoth&#232;ses (Norem &amp; Cantor, 1986b, exp&#233;rience 2), les pessimistes d&#233;fensifs estiment qu'ils vont avoir des scores plus faibles aux diff&#233;rents tests et ont un niveau d'anxi&#233;t&#233; nettement plus &#233;lev&#233;. Les analyses r&#233;v&#232;lent &#233;galement un effet d'interaction entre les variables optimistes/pessimistes et encouragement/sans encouragement. Les pessimistes d&#233;fensifs qui ont &#233;t&#233; encourag&#233;s obtiennent de moins bons scores. Les analyses sur les tests d'estime de soi montrent &#233;galement que les &#233;tudiants pessimistes d&#233;fensifs ont une meilleure estime d'eux-m&#234;mes quand ils ont &#233;t&#233; encourag&#233;s alors que comparativement l'encouragement n'a pas eu d'impact sur les individus optimistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://lesmotivations.net/spip.php?article35' class='spip_in'&gt;Repr&#233;sentation int&#233;gr&#233;e du pessimisme d&#233;fensif (d'apr&#232;s Norem &amp; Cantor, 1986)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_117 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://lesmotivations.net/IMG/jpg/RS_Norem.jpg?1300145677' width='500' height='242' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mod&#232;le de l'action de la motivation sur la m&#233;moire</title>
		<link>http://lesmotivations.net/spip.php?article126</link>
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		<dc:date>2011-02-24T15:40:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>fabien</dc:creator>


		<dc:subject>cognitive</dc:subject>
		<dc:subject>Motif secondaire</dc:subject>
		<dc:subject>Strat&#233;gie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'introduction du concept de m&#233;tacognition par Flavell (1979), il ne fait aucun doute que c'est par ce biais que l'apprenant peut avoir un impact significatif sur son apprentissage. Par la suite, plusieurs auteurs ont montr&#233; toutes les limites du concept de m&#233;tacognition lorsqu'il est restreint &#224; la sph&#232;re purement cognitive (Boekaerts, 1996 ; Zimmerman, 1998 ; Winne, 1996). Ainsi les travaux sur l'autor&#233;gulation ont permis de montrer que les strat&#233;gies utilis&#233;es par l'apprenant lors de son (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?rubrique38" rel="directory"&gt;Strat&#233;gie cognitive&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;cognitive&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Motif secondaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://lesmotivations.net/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;Strat&#233;gie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'introduction du concept de m&#233;tacognition par Flavell (1979), il ne fait aucun doute que c'est par ce biais que l'apprenant peut avoir un impact significatif sur son apprentissage. Par la suite, plusieurs auteurs ont montr&#233; toutes les limites du concept de m&#233;tacognition lorsqu'il est restreint &#224; la sph&#232;re purement cognitive (Boekaerts, 1996 ; Zimmerman, 1998 ; Winne, 1996). Ainsi les travaux sur l'autor&#233;gulation ont permis de montrer que les strat&#233;gies utilis&#233;es par l'apprenant lors de son apprentissage pouvaient s'&#233;tendre &#224; d'autres domaines comme la motivation et m&#234;me le contexte d'apprentissage (Pintrich, 2004 ; Zimmerman, 2002). Si ces diff&#233;rentes conceptions reprennent les travaux sur la m&#233;moire (Lieury, 2005) pour sp&#233;cifier les moyens d'action dont dispose l'individu pour agir sur la m&#233;moire, elles ne pr&#233;cisent pas si la motivation peut agir directement sur la m&#233;moire. Le mod&#232;le de Zimmerman (2002) ou celui de Pintrich (2004) par exemple listent diff&#233;rentes strat&#233;gies que peuvent utiliser les individus pour agir sur leur m&#233;moire, mais l'action de la motivation sur la m&#233;moire n'est pas directe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le que j'ai propos&#233; par ailleurs sur l'interaction motivation-m&#233;moire (Fenouillet, 2003b) tente pr&#233;cis&#233;ment de r&#233;pondre &#224; cette question. Il s'agit ici d'indiquer comment et &#224; quelles conditions la motivation peut agir sur la m&#233;moire. La m&#233;moire n'est pas une mais multiple et l'action de la motivation sur ces diff&#233;rentes m&#233;moires est distincte en fonction de celle qui est consid&#233;r&#233;e (Lieury, 2005). Deux grands ensembles doivent &#234;tre pris en compte pour comprendre le fonctionnement de la m&#233;moire : la m&#233;moire &#224; court terme et la m&#233;moire &#224; long terme. Le mod&#232;le de l'action de la motivation sur la m&#233;moire (Fenouillet, 2003b) stipule que l'action de la motivation sur les diff&#233;rentes m&#233;moires est indirecte. La motivation agit sur la m&#233;moire au travers des processus que peut contr&#244;ler l'individu. Cela implique qu'elle n'agit pas sur ceux qui sont totalement automatis&#233;s et donc non conscients. Par exemple, la motivation n'agit pas sur les m&#233;moires sensorielles car, &#224; ce niveau, le traitement de l'information repose sur des processus automatiques. En ce qui concerne la m&#233;moire &#224; court terme, la motivation agit sur deux processus qui sont directement contr&#244;l&#233;s par l'individu : l'attention et la r&#233;p&#233;tition. L'&#233;l&#232;ve motiv&#233; est g&#233;n&#233;ralement attentif et, &#224; l'inverse, une tr&#232;s grande dispersion en classe peut &#234;tre l'indicateur d'un probl&#232;me de motivation. Cependant, ces deux m&#233;canismes ne garantissent pas que l'&#233;l&#232;ve ait, au bout du compte, correctement retenu sa le&#231;on. En effet, l'objectif de tout apprentissage est la m&#233;moire &#224; long terme. La motivation &#224; ce niveau va agir au travers des strat&#233;gies d'organisation de l'information. L'&#233;l&#232;ve motiv&#233; est celui qui cherche en permanence la meilleure strat&#233;gie possible pour apprendre car il sait intuitivement que c'est par ce biais qu'il aura la possibilit&#233; de m&#233;moriser davantage d'informa&#172;tions. Les &#233;l&#232;ves friands de m&#233;thode d'apprentissage, ou de conseils pour retenir telle ou telle r&#232;gle de grammaire complexe, font preuve au travers d'une telle curiosit&#233; d'une r&#233;elle motivation. &#192; l'inverse, les &#233;l&#232;ves d&#233;motiv&#233;s, en &#233;chec scolaire, ne cherchent nullement &#224; conna&#238;tre les meilleures m&#233;thodes pour apprendre, de m&#234;me qu'ils ont tendance &#224; fuir tous les conseils et astuces qui peuvent leur &#234;tre prodigu&#233;s &#224; ce niveau alors qu'ils en auraient davantage besoin que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action de la motivation sur la m&#233;moire &#224; long terme est diff&#233;rente en fonction des connaissances ant&#233;rieures de l'&#233;l&#232;ve. Les &#233;tudes sur l'expertise (Ericsson, Krampe &amp; Tesh-R&#246;mer, 1993) ou celles sur la m&#233;moire encyclop&#233;dique (Lieury, 2005) montrent que plus les individus ont de connaissances dans un domaine, plus ces connaissances sont structur&#233;es entre elles. Dans la mesure o&#249; la motivation agit sur les possibilit&#233;s d'organisation qu'a l'individu quand il apprend, de nombreuses &#233;tudes ont montr&#233; que l'action de la motivation est d'autant plus forte que l'&#233;tudiant a de connaissances dans un domaine (cf. Fenouillet, 2003b pour une revue). Si l'&#233;tudiant a peu de connaissances, l'action de la motivation va &#234;tre faible car les possibilit&#233;s d'organisation le sont &#233;galement. Par contre, si l'individu a beaucoup de connaissances dans un domaine alors, en fonction de la motivation, le stock des nouvelles informations qu'il peut emmagasiner peut varier du simple au double (Fenouillet &amp; Lieury, 1996).Ce dernier aspect est &#224; prendre particuli&#232;rement en compte dans toute forme d'apprentissage. En effet, si l'individu part avec moins de connaissances que les autres, m&#234;me s'il est plus motiv&#233; que ces derniers, sa r&#233;tention sera g&#233;n&#233;ralement inf&#233;rieure. En voyant ses faibles performances malgr&#233; des efforts cons&#233;quents, ce type d'individu a donc plus de risque de se r&#233;signer (Abramson &amp; al., 1978). Inciter l'individu &#224; produire plus d'effort, pour atteindre le niveau des autres, risque alors d'&#234;tre contre-productif car il n'a pas les moyens d'augmenter imm&#233;diatement ses performances. &#192; l'inverse, les individus qui ont beaucoup de connaissances peuvent de temps &#224; autre avoir de faibles performances. Pour eux, ces relatives contre performances peuvent rapidement trouver une solution avec le retour d'une motivation plus forte. La conduite &#224; tenir diff&#232;re pour ces derniers,. Augmenter la demande &#224; leur &#233;gard peut, cette fois, avoir un effet b&#233;n&#233;fique sur les performances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://lesmotivations.net/spip.php?article35' class='spip_in'&gt;Repr&#233;sentation int&#233;gr&#233;e du Mod&#232;le de l'action de la motivation sur la m&#233;moire(d'apr&#232;s Fenouillet, 2003b)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_116 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://lesmotivations.net/IMG/jpg/RS_Fenouillet.jpg?1300145616' width='500' height='187' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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